Le socle commun de connaissances et de compétences
Le socle commun de connaissances et de compétences, existant à l'école et au collège, s'organise autour des savoirs indispensables à tout élève pour réussir sa scolarité, sa vie professionnelle ou individuelle. L'Education Nationale propose 7 compétences qu'évaluent les professeurs au fur et à mesure de la scolarité de l'élève. Chaque compétence est proposée selon 3 axes : connaissances, capacités, attitudes.
CONTENU
5 compétences inhérentes aux actuels programmes d'enseignements :
1. La maîtrise de la langue française (pas seulement évaluée par le professeur de français)
2. La pratique d'une langue vivante étrangère (niveau A2 étant l'apprentissage minimal requis)
3. Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique
4. La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication
5. La culture humaniste
2 autres compétences insuffisamment prise en charge par l'institution scolaire :
6. Les compétences sociales et civiques
7. L’autonomie et l’initiative
MISE EN FORME
La présentation classique du livret de compétences est sous forme de tableau qui énumère les différents acquis et qui met à disposition de l'enseignant une case pour valider ladite compétence. Plusieurs modes d'évaluation sont possibles :
- A (acquis), AR (acquis à renforcer), ECA (en cours d'acquisition), NA (non acquis)
- 1 (acquis), 2 (acquis à renforcer), 3 (en cours d'acquisition), 4 (non acquis)
- pastille verte (acquis), orange (en cours d'acquisition), rouge (non acquis)
- simplement la date de la validation de l'acquis
-...
un lien indispensable
- http://www.education.gouv.fr/bo/2006/29/MENE0601554D.htm
Les dysfonctionnements du langage
Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie... des mots mystérieux que nous entendons quotidiennement. Les DYS- représentent des troubles du langage écrit et/ou oral décelés chez l'enfant.
Quelques brèves définitions
- DYSLEXIE :trouble spécifique et durable affectant l'identification des mots.
- DYSORTHOGRAPHIE : trouble d'apprentissage caractérisé par un défaut d'assimilation important et durable des règles orthographiques.
- DYSPHASIE :trouble central lié à la communication verbale touchant l'expression et/ou la compréhension.
- DYSGRAPHIE : difficultés à accomplir des gestes graphiques, difficultés à écrire.
- DYSPRAXIE : altération de la capacité à exécuter de manière automatique des mouvements déterminés, en l'absence de toute paralysie ou parésie des muscles impliqués dans le mouvement.
- DYSCALCULIE : faiblesse dans l’apprentissage des opérations de calcul, une difficulté d’orientation dans le domaine des chiffres et/ou de la compréhension mathématique.
Le diagnostic ne peut s'établir avant la fin du CE1. On parle de dyslexie quand toute autre carence a été écartée :
- aucune déficience mentale ;
- aucune déficience motrice ou sensorielle ;
- aucune carence éducative ;
- un retard scolaire d'au moins 18 mois.
Qui décèlent les DYS- ?
- généralement le professeur invite les parents à consulter un médecin généraliste pour que ce dernier dépiste officiellement le dysfonctionnement (dyslexie, dysorthographie...).
- le médecin généraliste les oriente alors vers un orthophoniste ET un psychologue.
Pour que le trouble soit diagnostiqué, il est impératif que l'enfant fasse 3 bilans différents :
- celui d'un orthophoniste ;
- celui d'un psychologue ;
- celui d'un médecin scolaire (car il est spécialisé dans les troubles du langage).
L'établissement qui accueille l'enfant dyslexique peut proposer alors de mettre en place un PAI (Projet d'Aide Individualisé). Attention aux idées réçues, la prise en compte de la dyslexie n'appartient pas qu'au professeur de français.
Quelles adaptations scolaires ?
- lire et expliquer à haute voix les consignes ;
- permettre à l'enfant d'utiliser un agenda (et non un cahier de texte) et d'écrire chaque matière en une couleur différente ;
- photocopier leçons et documents sur feuille jaune à encre bleue dans une police lisible type Arial 14 ou 16 avec interligne 1,5 ou 2 ;
- placer l'élève près ET face au tableau ;
- noter la page PUIS le numéro de l'exercice ;
- réduire de moitié la longueur de production écrite ;
- réduire de moitié la longueur des dictées, ou en proposer à trous, à choix multiples ;
- ne pas souligner toutes les erreurs mais une seule catégorie ;
- favoriser le sens plutôt que la forme ;
- inciter la découverte des oeuvres en audio : www.litteratureaudio.com
- ne jamais demander à un enfant dyslexique de lire à haute voix devant toute la classe et encore moins un texte inconnu ;
- mettre à sa disposition les tables de multiplication qu'il ne maîtrisera jamais entièrement ;
- ne pas exiger qu'il retienne l'orthographe des mots invariables (incapacité) ;
- lui demander d'apprendre ou de réciter soit des poésies plus courtes soit en plusieurs jours ;
- favoriser l'évaluation orale dès qu'il est possible ;
- permettre l'utilisation en classe d'un ordinateur avec un logiciel spécifique correcteur d'orthographe : pour un financement se renseigner auprès du MDPH http://www.handicap.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=2 ;
- etc.
Le site incontournable :
- http://www.crdp.ac-creteil.fr/cddp77/ressources/langue/langue.html
ATTENTION AUX CHARLATANS qui coûtent une fortune, qui proposent une rééducation "bidon", que je ne peux pas citer ici et qui apparaissent parfois en liens commerciaux ou publicitaires. Pour tout achat de logiciels ou de matériels, adressez-vous au MDPH, qui prend en charge les frais.
L'essentiel reste le dialogue entre tous les partenaires : l'enfant, les parents, l'équipe
éducative et l'équipe médicale.
La sanction scolaire
Voici trois ans, l'Education Nationale a réhabilité la sanction de groupe... "Enfin !" disent certains. "Au scandale !" s'écrient d'autres. Tout dépend comment cette sanction est appliquée, ce qui est valable pour toute punition évidemment.
Attaquons le vif du sujet... en lisant Bernard de France, Sanction et discipline à l'école, édition Syros, 2003.
A mon avis, il est impératif que l'enfant comprenne la sanction qu'il reçoit. Donc l'adulte le punit parce qu'il représente l'autorité, la justice. Alors attention aux dérapages :
- ne pas prendre de sanction sous le coup de la colère
- ne pas infliger une sanction démesurée par rapport à l'erreur commise
- ne pas sanctionner 2 fois pour la même erreur
- ouvrir le dialogue, comprendre pourquoi il y a eu tel acte ou telle parole, expliquer le cas échéant si le responsable n'a pas conscience de son erreur...
- ne pas hésiter à revenir sur la sanction si, après réflexion, elle s'avère injuste ou démesurée : montrer à l'enfant que même un adulte qui se trompe a la capacité de le reconnaître. Il n'existe pas meilleur moyen pour se faire respecter, pour que toute autre sanction ultérieure soit acceptée.
- toujours faire appliquer la sanction et l'accomplir dans son intégralité quand elle répond aux critères ci-dessus, sinon l'enfant n'aura plus de repères.
DIALOGUER ne signifie pas ne pas PRENDRE DE SANCTION !!! Il faut également savoir TRANCHER, savoir DIRE NON. Pas facile... pas facile, mais primordial. Tenter d'être juste, j'ai bien écrit "tenter", car, entre nous, qui y parvient vraiment ? L'enfant doit-il avoir peur de l'adulte ou le respecter ? Je vous laisse y réfléchir. Personnellement j'ai déjà ma propre réponse.
Bibliographie : Relations Ecoles / Familles
En mars 2006 j'ai participé à un stage du SEP, sous la responsabilité de Alain BOUTHIER, Enseignants/Parents vers une relation plus partenariale, au cours duquel nous a été donnée cette bibliographie :
- Le Monde De l'Education ;
- L'Ecole des Parents.
- les Cahiers de l'AIRIP, n°13, nov. 2001, L'enseignant dans sa relation avec les parents ;
- DURNING P., POURTOIS, J.-P., Education et famille, De Boeck Université Bruxelles, 1994 ;
- FRANCOIS J., Profs, parents, démission impossible, Ramsès ;
- GABEL M. (collectif sous la direction de), Bientraitances, mieux traiter familles et professionnels, Fleurus, 2000 ;
- GAYET D., C'est la faute aux parents, Syros, 1999 ;
- HALMOS C., Pourquoi l'amour ne suffit pas : aider l'enfant à se constuire, Edition Nil, 2006 ;
- LAHIRE B., Tableaux de familles, Gallimard, Le seuil, 1995 ;
- MONTANDON C., L'école dans la vie de familles, Service de la recherche sociologique, Cahier n°32.
- POURTOIS J.-P., Le parent Educateur, PUF 2000.
Si vous êtes intéressés par le sujet je pourrais le développer dans un article.



